Concepteur = la personne la plus importante pour viser des infrastructures bas-carbone ?

Bonjour, dirigeants et acteurs d'infrastructures,

Il y a un passage de notre dernier épisode de podcast qui m'est resté en tête. Andreas Linnet, responsable mondial de la décarbonisation des infrastructures chez Ramboll, a décrit les changements qui se produisent lorsque les équipes chargées des infrastructures commencent à travailler avec des données réelles sur le carbone plutôt qu'avec des estimations. Il a appelé cela « passer des intuitions aux faits ».

Andreas Linnet explique pourquoi le concepteur est la personne la plus importante pour viser des infrastructures bas-carbone

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Dans de nombreux projets, la difficulté ne réside pas dans l’intention de réduire les émissions de carbone, mais dans la capacité à comparer rapidement les impacts des différentes options. Lorsque ce n'est pas possible, les décisions s'appuient principalement sur l'expérience des équipes de projet. Chez Ramboll, Andreas décrit comment le sujet est abordé à bras-le-corps et explique :

  • Pourquoi le concepteur est le levier principal de la décarbonation
  • Comment la quantification de l'empreinte carbone met systématiquement en évidence les quick wins
  • Pourquoi les exigences des autorités sont-elles LE critère catalyseur ?
  • Pourquoi les indicateurs temps et argent ne suffisent plus
  • Comment l'IA + les bases de données basées sur l'expérience vont remodeler la conception

Un épisode à ne pas manquer !

Quelques autres sujets pour vous cette semaine :

Transforming Transportation : changements structurels dans le financement et les investissements en matière d'infrastructures

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Début mars, j’étais à Washington pour travailler avec des spécialistes du transport et du climat issus de banques multilatérales du monde entier. Quelques enseignements clés :
  1. L'évaluation multicritère devient institutionnelle

    L'évolution de la World Bank vers des critères pondérés pour l'évaluation des projets est plus importante que jamais. Elle fait de l'évaluation technique complète une attente réelle plutôt qu'une simple bonne pratique historique. Le coût, le carbone, la circularité, la résilience, l'adaptation… sont évalués simultanément, et non séquentiellement.

  2.  

    La résilience replacée au centre de la stratégie d'investissement

    Le changement le plus intéressant dans la conversation sur la résilience depuis le début de l'année, c'est qu'il s'agit désormais d'un enjeu financier et pas seulement de conformité. Les projets sont de plus en plus évalués en fonction de l'exposition de leur cycle de vie, des risques climatiques auxquels ils sont confrontés sur 20 à 30 ans, et de la prise en compte de ces risques dès la conception. L'argument est (et a toujours été) économique : les projets mieux conçus sont plus robustes, coûtent moins cher à entretenir et offrent des rendements plus prévisibles.

  3.  

    Le financement privé des infrastructures devient une réalité

    Les formes se multiplient : financement mixte, obligations de projet, structures PPP évolutives. Ce que cela implique pour le modèle de prêt traditionnel des IMF est encore en cours d'élaboration. Mais la direction est claire : plus de sources de capitaux signifient plus de demande de données rigoureuses, comparables et standardisées sur les projets.

Une session d'approfondissement sur la résilience

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Suite au vif intérêt suscité par notre précédent webinaire sur les mesures d'adaptation pour la résilience des infrastructures, nous organisons une session d'approfondissement sur notre méthodologie spécifique avec notre expert en résilience, Danilo, qui n'avait pas pu venir : https://app.livestorm.co/oris/technical-deep-dive-from-climate-data-to-decision-ready-indicators.

Et bonne nouvelle : il est encore temps de s'inscrire ici !